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Comment savoir si mon enfant présente un retard de développement ?

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Les enfants obéissent à un rythme de développement qui leur est propre. Cependant, ils ne sont pas à l’abri d’un trouble au niveau de la motricité. Heureusement, plusieurs mesures existent pour combattre l’insuffisance intellectuelle infantile. Afin de vous rassurer, surveillez de près votre enfant durant ses deux premières années.

Mon enfant a-t-il un retard de développement ?

Le retard global de développement fait référence à un ensemble de troubles intellectuels. Il s’accompagne souvent des déficits concernant ses habilités sociales. Voici les détails.

Qu’est-ce que le retard de développement ?

Le retard de développement, ou arriération mentale, désigne une croissance insuffisante des facultés motrices d’un enfant. Il s’agit d’un décalage psychomoteur contraire à la norme. Une charte – à vocation informative – a été établie pour faciliter l’observation et le suivi du développement intellectuel des enfants.

Ne vous affolez donc pas si, contrairement aux enfants de son âge, votre bébé n’est pas encore en mesure de marcher. En effet, certains mettent plus de temps (entre 13 et 14 mois) pour maîtriser cette faculté.

Les principaux types de retard de développement

On distingue deux types de retard de développement : le retard global (ou homogène) et le retard spécifique (ou hétérogène). Le premier englobe toutes les acquisitions, à savoir la motricité globale, la sociabilité, le développement cognitif et la motricité fine. Le second touche uniquement un type d’acquisition.

La motricité globale rassemble les aptitudes de votre bébé à utiliser ses grands muscles. C’est grâce à elle qu’il peut tenir sa tête, marcher, s’asseoir ou courir. Le développement cognitif concerne ses facultés de perception, de mémoire, de raisonnement et de langage. La motricité fine renvoie à ses capacités de manipulation (utiliser des crayons, empiler des cubes, s’habiller…). Pour finir, la sociabilité traduit son intégration sociale.

Quand s’inquiéter d’un décalage de développement pour mon enfant ?

Le retard de développement n’a rien d’une affection évolutive. Autrement dit, ce trouble ne peut s’aggraver, et certains enfants peuvent rattraper leur retard au fil du temps. Retenez néanmoins ces symptômes de décalage de développement.

Les signes annonciateurs d’un retard de développement

Sont considérés comme des signes d’un retard de développement :

  • Les difficultés de langage et de compréhension ;
  • La lenteur de réaction ;
  • L’apparition tardive du premier sourire et des premiers mots ;
  • L’incapacité à tenir la tête…

Des épreuves psychométriques permettent de mesurer la déficience mentale, laquelle est exprimée en QI. Aussi, un QI entre 65 et 80 confirme un léger retard mental. Un QI compris entre 50 et 65 annonce un retard moyen. Entre 20 et 34, on parle d’un retard profond (plus couramment d’imbécilité). Enfin, un très profond déficit mental (l’idiotie) se manifeste par un QI inférieur à 20.

Les causes du retard de développement

Nombreuses sont les causes du retard mental. On peut notamment citer :

  • L’hérédité ;
  • Les anomalies du chromosome X ;
  • Les malformations au niveau du cerveau ;
  • Le manque d’oxygène cérébral (ou anoxie) ;
  • L’hémorragie cérébrale ;
  • Les intoxications au cours de la grossesse (comme l’alcoolisme fœtal) ;
  • Les accidents pendant l’accouchement ;
  • Les séquelles après l’accouchement (traumatisme craniocérébral, méningite, noyade…) ;
  • Les infections.

Certaines origines, plus rares, sont curables, comme l’hypoglycémie néonatale, caractérisée par un taux de glycémie inférieur à 0,3 g par litre. Son traitement consiste en une perfusion de sérum glucosé. La phénylcétonurie se confirme à la suite d’un test de Guthrie (test systématique dès la naissance). Un régime exempt de phénylalanine suffit pour la traiter.

Quand consulter un spécialiste ?

Un contrôle minutieux pendant la période de grossesse constitue une prévention efficace du retard. Un docteur spécialiste intervient à titre curatif.

Solliciter l’intervention d’un spécialiste

Les nourrissons nés à compter de la 37e semaine de grossesse appartiennent à la catégorie des nourrissons normaux. Leur développement ne fait généralement pas l’objet de complications. La manifestation d’un ou plusieurs des symptômes jusqu’à l’âge de 2 ans peut néanmoins confirmer un problème de développement.

En cas de doute, n’hésitez pas à consulter l’avis de plusieurs médecins. Si tous les pédiatres s’accordent sur la présence d’un trouble du développement, emmenez votre enfant auprès d’un centre de développement. Le médecin en charge vous soumettra quelques questionnaires et des examens visant à faire une mise au point sur la situation de votre bébé. Le centre se prononcera ensuite sur l’approche à adopter.

Les diagnostics d’un retard de développement

Les visites chez le pédiatre durant la première année de vie de votre bébé sont cruciales. Outre ce contrôle règlementaire, d’autres enquêtes cliniques permettent d’identifier un éventuel décalage de développement. Le médecin traitant effectue un examen somatique complet, des évaluations neurologique et ophtalmologique et un test ORL (Oto-rhino-laryngologie).

À partir des données cliniques, d’autres inspections peuvent suivre en fonction du contexte : sérologies virales, caryotype standard, électroencéphalogramme… Au besoin, une rééducation psychomotrice peut être envisagée pour traiter votre enfant. Vous pouvez bénéficier d’un accompagnement psychologique entre temps.

En guise de traitement, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie et la thérapie comportementale s’avèrent efficaces. Leur préconisation dépend des besoins du patient.

Source : https://www.health.gov.il/French/Topics/KidsAndMatures/child_development/Pages/child_development_delay.aspx

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