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L’épilepsie est incompatible avec la scolarité ?

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L’épilepsie ne doit pas être considérée comme incompatible avec la scolarité. Il est en effet possible de concilier école et épilepsie. Si tel est le choix de l’enfant et des parents, les crises doivent être gérées dans le milieu scolaire. Mais, avant toute chose, il est nécessaire de mieux comprendre cette maladie et ce, plus spécifiquement chez l’enfant pour permettre au personnel enseignant d’accompagner au mieux l’élève. Une bonne gestion de la situation permettra à l’enfant de pouvoir vivre une scolarité épanouissante comme pour tout autre élève. 

Comprendre ce qu’est l’épilepsie 

Il existe une grande variété de maladies épileptiques, c’est d’ailleurs pour cela qu’elles sont appelées les épilepsies. Elles vont varier en fonction de leur gravité, de leur façon d’évoluer, mais aussi de l’impact qu’elles ont sur le quotidien de celui qui en souffre. On la qualifie d’épilepsie active lorsque la personne a fait au moins une crise au cours des 5 années précédentes.

Il s’agit là d’une maladie neurologique. Le système nerveux central ne fonctionnant pas correctement, des neurones trop sollicités peuvent provoquer des crises sous forme de décharge électrique. Elles arrivent de façon soudaine, on ne peut hélas pas les prévoir, mais elles ne durent pas longtemps. Il s’agit d’une maladie chronique dont les causes sont diverses. Ce peut être génétique, mais aussi en lien avec des lésions cérébrales. Ces lésions sont soit congénitales, soit dues à un événement, par exemple, un accident vasculaire, un traumatisme, etc.. Le cerveau n’est pas affecté de la même façon selon la région touchée par la décharge, de ce fait, les symptômes sont différents en fonction des personnes. Elles ont un caractère imprévisible de par la façon dont elles se déclarent et de quand elles le font, il n’y a donc aucun moyen de les anticiper. On peut constater un trouble psychomoteur chez l’enfant, mais aussi une altération de la conscience, etc.. Il existe un traitement qui peut, dans certains cas, guérir l’épilepsie. 

L’épilepsie chez l’enfant

Chaque année, on dénombre environ 4 000 enfants (de moins de 10 ans) supplémentaires atteints d’épilepsie. La moitié des enfants vont en guérir avant la puberté. Son diagnostic est difficile au début, du fait de la variété des crises. Pour cette raison, les examens prennent du temps et sont compliqués. Ils sont réalisés par un spécialiste. Hors période de crise, l’enfant va bien et ne doit pas être traité comme un « malade ». Il doit néanmoins apprendre à vivre avec les crises, suivre son traitement rigoureusement et avoir une bonne hygiène de vie. Son sommeil doit faire l’objet d’une grande régularité. 

Le rôle du corps enseignant face à l’épilepsie

Du fait de la variété de ses manifestations, la crise n’est pas toujours facilement repérable. Une crise généralisée tonico-clonique est, elle, facile à reconnaître, car l’enfant réagit subitement de façon inadéquate juste avant de se raidir, puis le haut de son corps subit des secousses. Cependant, d’autres formes de crise sont à peine perceptibles : absences brèves, on peut alors remarquer une faute qui n’est pas commise habituellement, mais aussi un arrêt soudain dans ce que l’enfant est en train de faire. Les crises sont généralement de courte durée et se terminent sans que l’on ne fasse rien. L’enseignant doit donc être vigilant et doit, en cas de crise, sécuriser l’environnement de l’enfant. La crise va alors suivre son cours. L’enfant ne sera déplacé qu’en cas de danger. Les parents, en fonction des cas, peuvent donner des informations complémentaires s’ils sont au courant de l’état de l’enfant. Néanmoins, les médicaments permettant de contrôler la plupart des crises, il est rare que l’enfant n’en subisse une. Si c’est le cas, contactez le plus rapidement possible les parents pour leur faire part de vos observations. 

L’enfant épileptique à l’école

Dès lors que le traitement est en place et bien équilibré, hors période de crise, l’enfant peut très bien suivre une éducation à l’école comme n’importe quel autre élève. L’établissement doit permettre à cet enfant une bonne intégration, tout en respectant son souhait de divulguer ou non son état de santé. Dans le cas, d’un enfant ayant des crises fréquentes ou présentant des anomalies cérébrales, il peut être nécessaire d’adapter l’enseignement. Au moment de la crise d’épilepsie, l’enseignant en charge doit non seulement conserver son calme, mais aussi permettre à l’enfant de se sentir soutenu à la fin de sa crise. Ensuite, le professeur devra, si c’est possible, accompagner l’enfant pour sa réintégration en classe et prévenir les parents. Il est possible de constater des troubles liés à la maladie, mais aussi aux effets secondaires provoqués par le traitement. Il peut donc arriver que l’enfant rencontre des difficultés scolaires liées à des troubles dans les apprentissages. Une prise en charge pluridisciplinaire peut alors être envisagée, de même qu’un accompagnement par un orthophoniste, un psychomotricien peut s’avérer bénéfique pour accompagner l’enfant. Le psychomotricien peut aider l’enfant à gagner en concentration, à développer sa motricité fine, etc., mais aussi travailler avec l’enfant sur les troubles comportementaux. 

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