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Qu’est-ce que la psychomotricité en maternelle ?

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Nous en sommes souvent peu conscients, mais l’apprentissage de la mobilité est une étape fondamentale dans notre vie. Bien plus qu’apprendre à marcher ou avancer sur une poutre, la psychomotricité nous permet d’évoluer de notre tendre enfance jusqu’au soir de notre vie. Voyons ensemble quels sont les attendus et les étapes de la psychomotricité en maternelle.

La mobilité nécessite un véritable apprentissage

Dès les premières semaines de sa vie, l’être humain découvre son environnement.

Depuis le premier mois, l’enfant est capable de comprendre et cerner la personnalité de ses parents, de capter leurs émotions.

Rapidement, l’enfant va bouger, toucher du bout des pieds ou avec les mains. Il explore le monde, les matières, les objets à l’aide de la préhension et de ses sens.

Parfois considérée comme une simple formalité dépourvue de véritable sens, l’école maternelle permet en réalité d’acquérir des savoirs qui seront utiles à l’élève durant toute sa vie.

L’école maternelle permet à l’enfant de commencer à vivre dans une communauté d’apprentissage, évoluer en groupe. Il va se socialiser et se faire ses premiers amis (bien que certains enfants expérimentent cela dès l’étape de la crèche).

La mobilité de l’enfant va également évoluer durant la maternelle qui correspond au cycle 1 (en France).

Pour aider l’enfant à affiner ses compétences en motricité, différents ateliers seront organisés par les enseignants.

Acquérir une meilleure motricité en maternelle

L’activité physique est un domaine important lors du cycle 1. Les instituteurs de maternelle doivent constamment stimuler les enfants dans leurs apprentissages. Pour les aider dans l’organisation du programme, le ministère de l’Éducation nationale a établi 4 objectifs concernant l’activité physique et la psychomotricité en maternelle :

  • Agir dans l’espace et dans la durée sur les objets ;
  • adapter son équilibre et ses mouvements en fonction de l’environnement et ses contraintes ;
  • communiquer avec les autres à travers des actions à visée artistiques ou expressive.
  • Collaborer, coopérer, s’opposer

Ces 4 objectifs sont regroupés sous un même domaine « Agir, s’exprimer et comprendre à travers l’activité physique ».

L’apprentissage au cours des 3 années de l’école maternelle permettra à l’enfant d’évoluer dans ses compétences individuelles et de groupe. Au cours des séances d’activités physiques et manuelles, l’enfant pourra ainsi découvrir ses possibilités corporelles, être plus à l’aise avec son corps.

Les compétences qui seront exercées au cours de ces années sont notamment :

  • le fait de sauter (suivre le parcours d’une marelle, cerceaux,) ;
  • le fait de grimper (à une échelle, puis de descendre, ce qui favorise les notions spatiales) ;
  • la manipulation des objets (visant surtout l’amélioration de la motricité fine, par exemple en manipulant des perles ou briques de construction et en reproduisant un modèle donné),
  • attraper ou lancer une balle dans une direction précise (coordination oculo-manuelle qui correspond à la capacité d’ajuster ses mouvements en fonction d’une cible visuelle, comme viser un cerceau avec une balle).
  • Les professeurs pourront mettre en place différents parcours à l’aide de poutres ou « pierres de rivières » (dalles de différentes formes, hauteurs et textures), échelles et autres éléments.

La découverte de ces espaces en toute sécurité permet à l’enfant d’apprendre à avoir confiance en lui, à travailler en équipe, atteindre des objectifs (accepter de quitter le sol le temps d’explorer une poutre par exemple), gagner en autonomie.

L’attitude de l’adulte est capitale pour la progression motrice de l’enfant

Au cours des exercices liés à la psychomotricité en maternelle, quel que soit le résultat, l’adulte devra toujours encourager et féliciter l’enfant. Si l’exercice n’est pas réussi ou compris dès la première fois, gardez en tête que l’échec peut aussi être une façon de progresser.

N’oubliez pas de valoriser l’apprenant, le refus d’effectuer un exercice ne doit pas être une fin en soi. Un enfant peut être inquiet à l’idée de gravir les barreaux d’une échelle par exemple ou de passer dans un tunnel.

Si l’enfant ne semble pas prêt à effectuer un exercice, invitez-le à faire une autre activité, découvrir un autre objet. Vous reviendrez à cet exercice « difficile » plus tard.

L’intérêt est la base de tout apprentissage, celui-ci devra donc être le plus ludique possible. Les jeunes enfants seront stimulés par la présence d’une mascotte en peluche ou d’une balle « rigolote » à récupérer au bout du parcours.

Appréhender la psychomotricité avant la maternelle

Avant la maternelle, le parent pourra accompagner son enfant à un atelier d’éveil. Différents exercices liés à la psychomotricité pourront être réalisés en fonction de l’âge du bambin et toujours en suivant son rythme. Le but est bien entendu de permettre à l’enfant d’appréhender l’environnement autour de lui sans le forcer, toujours avec amusement. Les jeux d’éveil seront favorisés. Les activités pourront être aussi diverses que la réalisation de parcours individuels, la manipulation d’objets (balles, cerceaux…). L’interaction avec d’autres enfants est aussi favorisée.

L’apprentissage de la psychomotricité en maternelle est une étape nécessaire pour que l’enfant puisse se sentir épanoui. Ce temps d’école sert à acquérir des bases solides que ce soit dans le domaine de la motricité ou des autres apprentissages (tenir un stylo, commencer à compter…) et ainsi se préparer pour la classe préparatoire et les futures années d’école primaire.

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